13/10/2003 - Céline Dion : un nouvel album et un groupe avec Goldman
PARIS, 13 oct (AFP) - Céline Dion sort mardi un nouvel album, le premier en français depuis cinq ans sous la direction de Jean-Jacques Goldman, et crée avec trois autres musiciens un groupe qui devrait se produire sur scène et sortir d'autres enregistrements, selon sa maison de disques Sony Music.

A la fois première livraison et nom du groupe, "Une fille 4 types" réunit autour de Céline Dion et Jean-Jacques Goldman, Gildas Arzel, Jacques Veneruso et Erick Benzi.

Avec "Une fille 4 types", la Québécoise retrouve Goldman qui lui a permis de s'imposer en France avec l'album "Deux" en 1995 et la chanson "Pour que tu m'aimes encore", puis avec "S'il suffisait d'aimer", trois ans plus tard, autre gros succès populaire.

Goldman, Benzi, Arzel et Veneruso (les trois derniers s'illustrèrent jadis au sein du groupe rock Canada) signent paroles et musiques, ensemble ou à tour de rôle, des treize titres interprétés en choeur avec Céline Dion, l'artiste féminine qui, à ce jour, selon Sony, a vendu le plus grand nombre d'albums dans le monde.

Au final, un répertoire nouveau, taillé sur mesure au service de la voix de Céline Dion dans un style plus acoustique et encore plus axé sur le chant que d'habitude comme le permet mieux un "band vocal", selon l'expression de la chanteuse.

"être à la hauteur de sa voix"

"La bonne méthode pour chanter avec elle, c'est d'essayer d'être à la hauteur de sa voix", confie Gildas Arzel.

Pour "Je t'aime encore" qui sera le deuxième extrait de "Une fille 4 types", Jean-Jacques Goldman s'est associé à son frère Robert plus connu sous le pseudonyme "J.Kapler". Ce dernier qui a écrit plusieurs chansons pour Yannick Noah et Tina Arena, signe aussi "Valse adieu", le titre qui clôture l'album.

"Tout l'or des hommes" de Veneruso, premier extrait, est déjà régulièrement diffusé sur les radios. La chanson "Ne bouge pas", signée Gildas Arzel pour les paroles et la musique, permet à Céline Dion de se révéler une rockeuse endiablée, offrant une facette inattendue.

Erick Benzi, complice professionnel de Goldman, lui a écrit et mis en musique un slow sur mesure avec "Tu nages", une ballade country avec "Retiens moi" et, suggérée par Céline Dion, un hymne à son mari et mentor, René Angelil, dans "Mon homme".

Céline Dion se déclare comblée par cette nouvelle aventure artistique : "j'aimerais partir en tournée avec eux, avec ma petite valise, trois Tee-shirts et une paire de jeans...". Pour l'instant, elle est à l'affiche pour deux ans encore au Ceasar's Palace à Las Vegas

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URL : A.F.P.

 
01/03/2001 - Gildas Arzel
Autour de nous
Loin de se cantonner à la musique traditionnelle, ce Breton féru de guitare a mis tout son amour pour le folk, le rock mais aussi les sons aux accents exotiques dans ce nouvel album. Flûte irlandaise, violon et cornemuse côtoient ainsi banjo et jambé sur treize ballades douces ou fougueuses, mais toujours chargées d'émotion.

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01/12/1997 - Gildas Arzel
Ancien guitariste et chanteur du groupe Canada, Gildas Arzel revient avec un album très accompli, baigné d'influences blues, rock et celtiques. Une petite merveille réalisée chez Epic, avec la complicité de Jean-Jacques Goldman et Erick Benzi.

Nicolas Mériau : Quelle est l'histoire de cet album ? On dit, dans le dossier de presse, que c'est Jean-Jacques Goldman qui est venu vous tirer de votre retraite...

Gildas Arzel : Ce n'est pas tout à fait ça. Après mes deux premiers albums solo, j'ai senti de la part d'EMI, mon ancienne maison de disques, comme une usure du temps, un manque de motivation. Alors, j'ai dit à Jean-Jacques : " Je crois que je vais arrêter avec EMI. Je les aime bien, mais visiblement ils ne savent pas trop comment faire avec moi." C'est là qu'il m'a dit : " Si jamais tu as besoin de moi, je veux bien te filer un coup de main. " On avait déjà travaillé ensemble, sur l'album d'Hallyday, avec Erick Benzi évidemment (de Canada) et Jacques Veneruso, et je m'étais aperçu qu'il amenait beaucoup de choses sur mes chansons ; c'est-à-dire qu'il pouvait m'aider à peaufiner, et à faire accoucher "... Il changeait quelques mots de temps en temps - assez rarement - et il m'aidait surtout dans la structure des chansons et dans les choix. Et comme il était très très respectueux vis-à-vis de mes chansons, la collaboration est devenue possible. On a co-réalisé avec Erick - avec lui, il n'y a pas de problème : je le connais depuis vingt ans - et on a donc accouché du troisième album.
J'en avais un peu marre de faire des albums que les mecs n'écoutent pas, donc j'ai fait celui-là, et je l'ai sorti en Bretagne en premier. A priori, c'est la musique qui va plus plaire en Bretagne qu'ailleurs... Disons que les cornemuses, ça ne les heurte pas. Et, en plus, c'est une région où on peut tourner. Moi, je fais quand même des albums pour me retrouver sur scène devant des gens... Et puis, comme ça a marché là-bas, je l'ai sorti en France (sic)... Ah, ah, elle est bonne, celle-là! (rires)

Limiter volontairement les influences

N.M. : Musicalement, comment avez-vous abordé cet album ?

G.A.: On a considéré les deux premiers albums comme des maquettes, parce que Jean-Jacques et Erick trouvaient déplorable de ne pas se servir de chansons qui n'ont pas eu la chance de rencontrer leur public. On a pris quatre morceaux : un du premier, les Gens du voyage, et trois du deuxième, Entrer dans la danse, plus sept nouvelles chansons. On les a choisies en mettant tout à plat et en essayant d'établir une ligne cohérente entre les dernières et les premières, et on s'est aperçu que c'était le côté rock-blues-celte qui ressortait de tout ça. Donc, c'est ce qu'on a mis en valeur.

N.M.: Blues, rock, folklores du monde... Est-ce qu'on peut définir de cette manière les influences présentes sur votre album ?

G.A.: Les folklores du monde, oui... Mais justement, sur cet album, on a essayé de limiter cet aspect. Comme j'ai habité partout avant, en Syrie. au Pakistan, à la Réunion, j'ai grandi en même temps avec le blues, le rock le country, le blue-grass, la musique celtique, la musique cajun et la musique pakistanaise. Pour moi, tout ça, c'est complètement lié. Mais pour le public, c'est sans doute différent. Donc, ce que j'ai fait sur cet album avec Erick et Jean-Jacques, c'est élaguer les influences trop nombreuses qui, éventuellement, brouillent le message.

Goldman voulait plus de guitare

N.M. : Votre album, c'est un peu une déclaration d'amour à la guitare...

G.A.: Oui... mais, à vrai dire, à force de chanter et d'écrire des chansons - j'ai 36 balais et j'ai commencé à 10 ans -, j'ai un peu perdu le côté guitariste, le côté instrumental. Sur mon premier album solo, par exemple, j'ai laissé un copain, qui s'appelle Nicolas Mingot, jouer beaucoup plus que moi. Je n'ai pas joué le côté guitar-heroe, parce que je me disais : "Un guitariste de plus, ça ne va pas épater grand monde. " Mais avec Jean-Jacques et Erick ça a été différent, parce qu'ils adorent comme je joue. Je joue toujours de la guitare sur les albums de Jean Jacques, et quand Erick a une production, il y a des chances pour que je fasse des guitares dessus. Alors, pour cet album, ils ont pensé que j'étais complètement fou de ne pas mettre en valeur cette façon de jouer. Donc, ils m'ont fait exagérer le côté guitare.

N.M. : Si vous voulez bien, nous allons maintenant passer quelques-unes de vos chansons en revue, pour que vous puissiez les présenter à votre manière... Brazebeck d'abord.

G.A. : Brazebeck, en fait, c'est un calembour. C'est une contraction de Jeff Beck et Dan Ar Braz. C'est un hommage à deux guitaristes que j'aime beaucoup.
C'est un titre un peu gag, qui fait à la fois celte et mystérieux. Côté musique, c'est très Jeff Beck. C'est le genre de truc complètement pompé sur les morceaux de ses albums solo. C'est du vol éhonté ! (rires)

Au coeur des pierres levées: chanson pleine de celtitude

N.M. : Au coeur des pierres levées...

G.A.: C'est le seul morceau que j'ai fait sur commande. J'ai fait le tour de toutes les chansons que j'avais et je me suis dit: "il en manque une qui dit exactement qui je suis". C'est-à-dire une chanson qui explique aux gens que, même si je ne vis pas en Bretagne, mon âme bretonne est ancrée au fond de moi et que ma musique vient de là. Quand je parle de "pierre levée", c'est vraiment pour définir ma celtitude.

N.M. : Avant de t'aimer...

G.A.: Je me suis aperçu qu'on n'écrivait jamais sur le bonheur. On écrit tous sur des trucs qui ne vont pas, mais jamais sur le bonheur. Et un jour, j'étais dans mon jardin, ,j'attendais des potes, il y avait un super soleil, mes gamins autour... et je me suis dit: "Le bonheur, c'est ça. C'est dix minutes comme ça à ne pas laisser passer." Pour moi, le bonheur éternel n'existe pas. Et c'est un signe de maturité que de se rendre compte que le bonheur est à prendre tout de suite, maintenant, et pas dans dix ans. C'est le message de la chanson.

Vivre au bord du gouffre ...

N.M.: Comme ça tu sais...

G.A.: C'est une chanson un peu plus sociale, disons. J'ai écrit ça parce que je pense que, dans la situation actuelle, on peut vite changer de rôle... Ne plus rouler en Evasion et se retrouver à la place du type qui vient demander dix balles au feu. Ça peut aller très vite et moi, je te jure que je fais partie des mecs qui peuvent plonger, éventuellement.
Et vivre en sachant ça, ça donne le vertige. On est sur la montagne et on voit le trou. Il y a des gens qui tombent dans le trou, d'autres qui se trouvent à la lisière et d'autres encore qui ne voient jamais le trou. Moi, je suis à la lisière...

N.M. : Et tes yeux bleus

G.A.: Je l'ai écrite pour mon fils. À la base, il y a ces discussions que j'ai eues il y a quelques années soit avec ma femme, soit avec des potes, où on disait: " C'est égoïste de faire un enfant, parce qu'on le met dans un monde pourri, où il y a Tchernobyl, etc., etc. " Et ça m'a fait rire, parce que j'ai retrouvé le même discours stéréotypé, il n'y a pas très longtemps, dans une soirée avec des gens qui n'avaient, pas encore d'enfant. Et maintenant que le gamin est là, je vois les choses différemment. Ce n'est pas que je me foute de Tchernobyl, mais le gamin est plus important. Et il aide à "faire passer" Tchernobyl...

Le coup de pouce de Gabriel Yacoub

N.M. : Ami âme amen

G.A.: Sur cet album, je voulais à tout prix faire un morceau a capella, une sorte de gospel celtique. Et à ce jeu-là, il y a un de mes amis intimes qui est absolument prodigieux : c'est Gabriel Yacoub, ex-Malicorne. Or, quand j'ai fait la maquette, je me suis aperçu que c'était tellement proche de ce qu'il faisait, qu'il ne pouvait y avoir que deux solutions : soit il me faisait un procès, soit il me faisait le texte. J'ai préféré qu'il me fasse le texte !

N.M.: Oubliés du ciel...

G.A.: C'est une chanson que j'avais depuis pas mal de temps dans la tête, mais sans le texte. Et quand c'est comme ça, quand j'ai la chanson "en yaourt" dans la tête depuis un bout de temps, je n'arrive pas à finir les textes. J'ai donc demandé à Jean-Jacques de m'aider. On s'est isolés dans une pièce, au studio ICP et on a passé deux-trois heures à la mettre en ordre. Au début, il ne voulait pas la co-signer, mais comme je pensais qu'il avait apporté beaucoup de choses, j'ai insisté et il a accepté. Musicalement, c'est une chanson marrante, parce que c'est une valse cajun qui finit avec des cornemuses, J'ai voulu montrer que, pour moi, la musique cajun et la musique celtique étaient de la même famille.

Auteur : Nicolas Mériau
Fléchés Mag

 
01/12/1997 -
Fondateur du groupe Canada dans les années 70, mais surtout musicien de talent, Gildas Arzel accompagne régulièrement depuis cette même période un certain Jean-Jacques Goldman tant sur scène qu'en studio. Après deux albums solo en 91 et 93, il compose pour les autres, Halliday ou encore Florent Pagny. L'an dernier, Erick Benzi et Jean-Jacques Goldman le tirent de sa retraite afin qu'il "accouche" d'un 3ème album. Auteur compositeur, Gildas Arzel mélange avec harmonie ses influences rock et celtique du fait de ses origines bretonnes. Un album superbe et très authentique.

Auteur :
Auto Design

 
01/12/1997 - GILDAS ARZEL
Breton bien sûr, Gildas Arzel est avant tout un musicien (excellent guitariste, entre autres), qui aime à explorer différents univers de son patchwork personnel : rythmes celtiques bien sûr, mais aussi blues bien traditionnel, ou même chansons cajun venues de Louisiane. Tout cela grâce à la complicité de ses amis Jean-Jacques Goldman, Erick Benzi, ou Gabriel Yacoub. C'est original, de qualité, et l'entreprise prend sur scène toute sa dimension.

Auteur :
Angeline's Mag

 
10/09/1997 - Musique-rock
Nouvel album pour l'ex-membre de Canada Gildas Arzel, épaulé par Jean-Jacques Goldman

PARIS, 10 oct (AFP) - Ancien membre de Canada, groupe de rock français qui connut le succès en 1987 avec "Mourir les sirènes", Gildas Arzel publie chez Epic un troisième album solo aux accents celtes, pour lequel il est épaulé par Jean-Jacques Goldman.
La rencontre entre les deux hommes remonte à l'année 88 lorsqu'ils ont sympathisé à l'occasion d'une émission de télévision. Goldman invita alors Canada à assurer la première partie d'une tournée estivale.
Depuis, les musiciens de Canada sont devenus des complices privilégiés du chanteur de Montrouge : Erick Benzi (claviers) est son plus proche collaborateur, Jacques Veneruso (guitares) est également sollicité, tout comme Gildas Arzel (guitares, chant), qui, à la demande de Goldman, écrivit plusieurs chansons pour "Lorada". Seul Gwenael (batteur), frère de Gildas, a quitté l'univers de la musique pour prendre la direction d'une maison d'hôte dans le Sud-Ouest.
"Nous ne nous sommes jamais aussi bien entendus que depuis que nous sommes séparés", plaisante Gildas en se remémorant les "années Canada".
Depuis la séparation du groupe, en 1990, après 14 ans d'existence, il a publié trois albums solo. Les deux premiers, "Les gens du voyage" (1991) et "Entrez dans la danse" (1993, parus chez EMI)) n'ont pas eu de succès, un échec que le musicien prend avec philosophie.
En effet, ses multiples collaborations pour d'autres interprètes (Hallyday, Florent Pagny, les Québécois Nanette Workman et Roch Voisine, l'Américaine Carole Fredericks) lui ont apporté un confort financier qui l'autorise à poursuivre sa propre aventure musicale sans souci de rentabilité immédiate.
Comme un Paul Personne ou un Bill Deraime, Arzel fait partie de ces musiciens qui ont su transposer en français une musique qui doit tout au rock anglo-saxon, américain principalement. Les "maîtres" de Arzel sont John Fogerty (qui figure au pinacle de son Panthéon personnel), Bob Seger, Bryan Adams, Little Richard : "des musiciens qui donnent"...
Gildas Arzel sera en tournée cet automne : le 10 octobre à Lyon, le 11 à Marseille, le 12 à Toulouse, le 14 à Nantes, le 20 à Lille, le 29 à Troyes, le 30 à Nancy, le 5 novembre à Paris (Café de la Danse)*. Au sein de son groupe, figurera un guitariste dont le visage sera peut être familier de certains spectateurs. Et pour cause : il s'agira de Jean-Jacques Goldman...

Auteur :
URL : A.F.P.

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