11/04/2001 - Gildas Arzel - Autour de nous
Guitariste accompli, fondateur il y a un peu plus d'une décennie du groupe Canada, Gildas Arzel publie son quatrième opus. Son atout : une éclectique palette musicale - qui tourne parfois, dans cet aulbum, au catalogue. Folk, rock, country, blues, cajun, sonorités indiennes et celtiques, machines - la présence de ces dernières devient systématique dans la production française, sans toujours grand souci de cohérence artistique. C'est le cas ici.
Sur le titre L'heure de s'aimer par exemple, l'alliage de programmations et de cornemuses paraît moins opportun qu'opportuniste. Ce côté "regardez ce qu'on sait de la musique, voyez comme on sait y faire" est agaçant au possible. Il ne masque pas néanmoins le vrai talent d'Arzel pour les ballades, perceptible sur cet enregistrement comme sur les précédents, plus prenant encore. L'eau, Le lien, Choisir, Jeanne, Ton île, Les voix du silence (Gabriel Yacoub est l'auteur de ce dernier titre), autant de plages moelleuses, chaleureuses où les divers instruments, dont les guitares en gloire, rayonnent doucement. La voix plaintive, volontiers nasillarde conte une quête de sens, de sensualité et de sentiments exprimés avec une pudique générosité.
A noter aussi, Tea time frailin', véloce instrumental composé comme tous les morceaux par Gildas Arzel, et interprété par un frère de cordes, Jean-Félix Lalanne.

Auteur : Anne-Marie Paquotte
URL : Télérama

 
09/03/2001 - Gildas Arzel
Après trois ans de silence, ce chanteur/guitariste breton découvert par Jean-Jacques Goldman revient avec "Autour de nous", un nouvel album moins roots que le précédent où harmonies et mélodies celtes font bon ménage avec une pop à la française.
Auteur : S.R.
URL : Le Point

 
07/03/2001 - Gildas Arzel, l'artisan
Ancien du groupe Canada (souvenez-vous du tube "Mourir les sirènes" à la fin des années quatre-vingt), Gildas Arzel poursuit son petit bonhomme de chemin en marge des modes. Quatre albums en dix ans pour ce Breton né en Alsace qui affiche un goût certain pour les cornemuses et les flûtes irlandaises, le banjo et les musiques cajuns. Son dernier album, "Autour de nous", ne déroge pas à la seule règle à laquelle obéit ce barde tranquille : jouer ce qu'il aime. "J'ai fait de la musique celtique bien avant que cela ne soit à la mode". Aussi ses albums stagnent-ils un peu dans les bacs folklore. Pour ce dernier, sans doute le plus abouti, Gildas, qui a signé la plupart des textes et musiques, a bénéficié de l'habituelle complicité d'Erick Benzi, un vieux complice de Canada, et de celle de Jean-Félix Lalanne.
Humaniste convaincu, ce chanteur aux allures de bûcheron évoque l'indifférence avec "Jeanne", fustige ceux qui profitent de la détresse humaine dans le mystique "Haré Meshnu" ou invite à la sagesse avec "Autour de nous".
"Je ne suis qu'un artisan", explique Arzel qui a "bricolé" cet album dans sa maison du Loiret et qu'il testera sur la scène du Café de la Danse. Un concert dans lequel il s'offrira également quelques reprises fétiches des Doors ou de Hank Williams. "Il y a comme ça des titres qui me portent bonheur".
On ne sait pas si, comme sur la tournée précédente, l'ami Goldman viendra à ses côtés gratter de la guitare mais nul doute que ses copains devraient le rejoindre sur scène car l'artiste est un adepte du boeuf.

Auteur : Annie GRANDJANIN
URL : Figaroscope

 
24/02/2001 - Gildas Arzel
Ancien membre du groupe "Canada", Gildas Arzel fait cavalier seul depuis quelques années. Dans son nouvel opus, "Autour de nous", il chante cette nature qu'il aime tant, sur des rythmes venus du monde entier. Un album qui permet de voyager.
Auteur :
Télé Magazine

 
15/02/2001 - Gildas Arzel
Ancien du groupe Canada (révélé par un tube, Mourir les sirènes, en 1986), proche de Johnny et de Goldman, Gildas Arzel, 41 ans, construit sa route à petites foulées : quatre albums en dix ans.
Le chanteur a le goût des guitares claires. On sent en lui l'artisan.
Son dernier disque, Autour de nous (Epic), explore le country-folk, le rock, le blues. Arzel a de solides références (les doors, Springsteen), qu'il tord ici de flûtes irlandaises, cornemuses, sitars.
'J'avais' et 'Haré Meshnu' sont des titres efficaces, chaleureux et carrés. Le chanteur se livre davantage dans des promenades introspectives : 'Autour de nous', mystique et philosophe, et surtout 'Les voix du silence', dans lequel il libère son imaginaire celte au fil d'une descente en lui-même de plus de huit minutes.

Auteur : G.M.
URL : L'Express

 
20/11/1997 - Gildas Arzel ça barde sur scène !
On se souvient de l'époque où Gildas Arzel chantait "Mourir les sirènes" avec Canada. Depuis le sabordage du groupe, ce solide Breton aux allures de bûcheron avait assuré les premières parties d'Hallyday, Goldman, ZZ Top..., et sorti deux albums solo, restés dans les bacs à disques au rayon folklore. Sans le coup de pouce de l'ami Goldman qui a coréalisé le troisième (avec Erick Benzi), nul doute qu'Arzel, le barde tranquille, aurait continué à gratter sa guitare pour les copains . "C'est un incroyable technicien, que ce soit à la guitare, au dobro, au banjo ou au violon. Il m'émeut à chaque note, à chaque mot", confie Goldman, qui est à ses côtés sur scène (à la guitare, au violon, à l'harmonica et aux choeurs), dans un répertoire qui mêle avec bonheur rock, ballades celtiques, musiques cajuns et quelques reprises comme le fameux "Jambe-laya" de Hank Williams. Résultat, un concert festif qui fleure bon le boeuf entre copains (Michael Jones vient pousser quelques notes), où les musiciens semblent prendre autant de plaisir que le public.

Auteur : Annie GRANDJANIN
URL : Figaroscope

 
29/10/1997 - Gildas Arzel
Gildas Arzel
Gildas Arzel

Jeff Smallwood
Boulevard des minuscules

Ils sont tous deux nés en 1961. Le premier est originaire de Bretagne ; le second, de la banlieue montréalaise. Le Français a fondé le groupe Canada, le Québécois a joué dans plusieurs formations de la guitare comme Arzel, mais aussi de la flûte, du piccolo et du saxo. Arzel vient de publier son troisième album ; Smallwood a sorti il y a quelques mois son premier long play en français, après un disque en anglais qui n'a, pas franchi l'Atlantique.
Lui privilégie la guitare acoustique, mais utilise aussi pedal steel et dobro. Ses musiques et les textes de Boris Bergman tracent l'esquisse d'un baladin tendre et rieur dont la voix chaude donne de la légèreté même aux moments plus mélancoliques, du moelleux aux tempos country, rock, voire variété.
Chez Arzel, c'est la guitare, le héros. Quelques morceaux instrumentaux mettent en valeur le savoir-faire du musicien (guitares électriques, acoustiques, steel, mandoline, banjo, violon), auteur et compositeur. Gabriel Yacoub lui a écrit une plage très malicornienne, "Ami Ame Amen", sur laquelle il participe aux choeurs. Ainsi que Jean-Jacques Goldman, ami attentif et très présent : quelques choeurs, quelques guitares et la réalisation de l'album avec Arzel et Erick Benzi.
Son soigné. Climats celtique, country, blues, rock. Propos plus ambitieux que celui du duo Bergman-Smallwood. Et pourtant, on préfère à cette production choyée le précédent opus d'Arzel, Entrer dans la danse, plus dépouillé. Peut-être aussi l'interprète y était-il plus persuasif ? Au fond, le point commun de ces deux enregistrements, c'est qu'ils sont l'oeuvre de guitaristes indéniablement talentueux ; deux guitaristes qui chantent. Cela ne fait pas d'eux des chanteurs. Restent quelques belles ballades, Avant de t'aimer ou Nolween, chez Arzel, Amnésie au Mississippi pour Smallwood.

Auteur : Anne-Marie Paquotte
URL : Télérama

 
23/10/1997 - Le celte Arzel nous chante des histoires de gardien de phare.
Le celte Arzel vient de nous livrer un bel album dans lequel il chante d'une voix rauque des histoires de gardien de phare "Au coeur des pierres levées" (titre de son CD chez EPIC). Comme on le vérifiera au Café de la Danse le 5 novembre.

Auteur :
URL : L'Humanité Dimanche

 
06/10/1997 - SOUS LES PAVES : GOLDMAN
On voit tout de suite ce qui, chez Gildas Arzel, a pu séduire Jean-Jacques Goldman pour qu'il investisse tant de temps et d'énergie à l'aider à se faire connaître : c'est sa sincérité, son Incorruptibilité artistique et - bien sûr - son talent. Ce Breton de 36 ans, guitariste, chanteur, producteur et ex-leader du groupe Canada, a une fois pour toutes choisi sa route. C'est celle que Stephen Stills, des Beatles, Jeff Beck ou Creedance Clearwater Revival ouvrirent pour lui quand il était adolescent et rien ne la lui fera quitter. "J'ai l'âge, dit-il, où beaucoup de mes collègues ont raccroché les gants dans l'amertume avec le goût de l'échec sur les lèvres. Je m'estime heureux de pouvoir vivre discrètement des fruits de mon travail et d'exercer mon métier sans contraintes." Depuis qu'il a quitté Canada, Gildas Arzel a écrit pour Johnny Hallyday, Florent Pagny et enregistré trois albums, dont le dernier - coproduit par J.J.G. - décolle enfin sur le plan national après avoir été uniquement distribué en Bretagne. C'est un album âpre et rocailleux qui ne déparerait pas un road-movie de Wim Wenders. Les envolées de guitare évoquent Mark Knopfler, Billy Gibbons (le soliste de ZZ Top) ou Jeff Beck, et la voix de Gildas possède la puissance rugueuse et romantique du Springsteen d'autrefois. Tous ces noms qu'on accole au sien pour tenter de l'étiqueter pourraient lui faire ombrage mais il n'en est rien. Il suffit d'une seule écoute de ce remarquable album pour comprendre que Gildas Arzel ira loin. Et tout seul.

Auteur : S.R.
URL : Elle

 
14/09/1995 - Arzel blues
Toute la musique que Gildas Arzel aime reste le blues, le blues, le blues.
Il le revendique, d'ailleurs, haut et fort dans "Je vois du blues", of course, l'un des titres phares d' "Entrer dans la danse" (EMI), deuxième album à la voix éraillée, au phrasé précipité, aux guitares puissantes, à l'atmosphère celtisante. Avec le groupe Canada, Gildas Arzel a pleuré "Mourir les sirènes" ou "Un bout de ciel", des tubes de la fin des années 80. Arrimé en solo avec son premier essai, "Les Gens du voyage" (1991), il a gagné sa réputation lors des premières parties de Fredericks, Goldman et Jones ou de ZZ Top.
Aujourd'hui, Johnny lui tend la main à Paris-Bercy: on reste en famille, puisque Gildas a signé avec Jean-Jacques Goldman la majorité du dernier disque d'Hallyday, "Lorada".
Auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste, Arzel sondera à Bercy les rêves d'Amérique et les mystères de l'âme, les lois du coeur et le sens de la vie. Défendant sa couleur sous tous les cieux, de Lahore aux villages masai, le bleu sous tous les toits, "le blues comme une loi".

Auteur : Gilles Médioni
URL : L'Express

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