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Les débuts d'une carrière solo
Gwenn ARZEL quitte complètement le milieu de la musique pour s'occuper d'un gîte rural.
Jacques VENERUSO devient l'un des compositeurs et l'accompagnateur attitré de Florent PAGNY.
De son côté, Jean-Jacques GOLDMAN cherche une nouvelle équipe pour travailler sur son prochain album "Fredericks/Goldman/Jones". Gildas lui propose de rencontrer Erick après lui avoir fait écouter quelques maquettes. Jean-Jacques contacte Erick dès le lendemain et ainsi débute leur collaboration qui se poursuit jusqu'à ce jour.
Gildas viendra d'ailleurs faire les guitares sur plusieurs titres de l'album ( C'est pas d'l'amour - Chanson d'amour (...!) - A nos actes manqués - Peurs ).
Gildas, lui, décide de s'épanouir dans une carrière solo. Enfin libéré de CANADA et de son statut de "Chanteur pour minettes" qu'il trouve réducteur, il laisse libre cours à sa passion de la musique, savant mélange de folk irlandais et écossais, de cajun, de blues, de rock, de musiques ethniques et celtiques.
De cette inspiration naît en 1991 son premier album "Les gens du voyage". Une véritable invitation à voyager, à le suivre dans son enfance, avec des titres comme "Le temps me vole" et "Un grand frère".
Tous les ingrédients indispensables sont réunis : du rythme ( et du bon ), de très belles mélodies, de belles balades, et des amis fidèles pour l'aider dans cette aventure. Tous les membres de CANADA participent à l'album, soit aux instruments, soit dans les choeurs, tout comme ses amis Jean-Jacques GOLDMAN et Gabriel YACOUB ( ex-fondateur du groupe folk des années 70, MALICORNE ).
Gildas donne tout ce qu'il a dans cet album, qui malheureusement ne va pas trouver son public.
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Gildas : ou comment passer de JJG à ZZ TOP
Le premier single extrait de l'album "Leave it" est pourtant prometteur. Un titre limite hard-rock, avec des percussions sublimes de Gérald Manceau et les choeurs de Jean-Jacques GOLDMAN , et une face B inédite "Kirell" (on retrouvera ce titre sur la réédition de l'album proposée sur ce site dans la boutique).
Le deuxième extrait sort la même année "Le temps me vole". Un texte nostalgique sur le brusque retour en France après des années de bonheur à l'étranger. Un constat brutal et quelque part la perte d'un bout d'enfance :
" Cette nuit j'ai compris,
L'enfance, les rêves et la pluie tombent à Orly,
Et les vents s'arrêtent ici".
Gildas participe en 1991 à l'enregistrement du deuxième album de Vivien Savage (la p'tite lady) intitulé "Le voyage du North's son", un étrange album, assez ésotérique et vachement agréable à écouter, où il joue les guitares. (A noter également la présence du reste de la famille, Jacques, Erick, Carole Fredericks et même Roland).
En 1992, Gildas ré-enregistre dans une nouvelle version de "Ma chiquita" pour le troisième et dernier extrait de ce premier album. Que ceux qui doutent des influences des musiques ethniques sur la musique de Gildas écoutent "Maloya", le deuxième titre du single avec attention.
Tout est déjà là, concentré en un seul titre.
Il va faire la première partie de la tournée Fredericks/Goldman/Jones, avec un passage très remarqué aux arènes de Nîmes.
1993 : Le trio Fredericks/Goldman/Jones sort son troisième album : "Rouge". Une fois de plus, Gildas est de la fête et vient faire les guitares sur "On n'a pas changé".
1993, c'est aussi l'année où Gildas travaille avec Christopher Thomson sur son album éponyme.
Les années 94 et 95 seront particulièrement riches pour Gildas : sortie de son deuxième album solo, participation à plusieurs albums et surtout, pour la première fois, écriture et composition de textes pour des "grands" de la chanson française.
1994, c'est essentiellement, la sortie du deuxième album solo de Gildas, "Entrer dans la danse", un Opus de 11 titres, où l'influence des musiques ethniques s'accentue, aussi bien dans les thèmes que dans la rythmique. C'est le cas de "Cent les sangs" (titre repris en 2003 par Mauranne sous le nouveau titre "Quand les sangs"), de l'intro de "Et tes yeux bleus", et "c'est l'âme". Du blues, du rock, et des ballades, comme il a le don pour les écrire, des histoires de famille, d'amis et de douceur de vivre comme "Avant de t'aimer" et "Et tes yeux bleus".
Des paroles presque naïves, qui touchent au coeur, auxquelles il n'y a rien à ajouter... toute l'essence de la vie :
"Des idées sans suites, un lézard sur le mur
Les enfants ont trouvé les gâteaux salés
Comment cet hiver si froid si dur
Les amis vont passer, fin de journée".
De cet album seront extraits deux single : "Avant de t'aimer" puis "Entrer dans la danse".
Il entame la tournée des clubs, et fera la première partie de ZZ Top à Bercy.
Comme pour le premier album, le public n'est pas au rendez-vous. "Entrer dans la danse" ne sera que très peu distribué, et évidemment peu vendu.
Mais Gildas enchaîne. Il écrit ou co-écrit des chansons qui vont devenir des tubes. Car c'est ça un des paradoxes Arzel : tout le monde ou presque connaît les chansons qu'il compose, sans même savoir qui il est.
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Gildas auteur-compositeur
En 1994, Gildas, Erick et Jacques composent plusieurs titres pour l'album "Rester vrai" de Florent Pagny.
En particulier, le duo Pagny-Hallyday "Jamais" qui fera l'objet du deuxième titre du single "Caruso".
Toujours en 94, sort l'album "Coup de tête" de Roch Voisine, un album où l'on trouve une reprise du titre de Gildas "Jean Johnny Jean", un titre au rythme cajun, extrait de l'album "Les gens du voyage". Ce titre connaîtra un franc succès au Québec, mais le single pressé en France ne sera jamais distribué.
Dans le même temps, Jean-Jacques Goldman est contacté pour l'écriture d'un deuxième album pour Johnny Hallyday, après le succès de 86, avec l'album "Gang". Il accepte, à une condition : que les ex-Canada soient de la partie : requête acceptée. De cette collaboration inédite naît le fameux album "Lorada", qui sortira le 20 juin 1995.
Il va sans dire, que la personnalité de Johnny fait de lui un interprète parfait pour le type de rock'n'roll-blues et ballades qu'écrit Gildas avec des titres à vous couper le souffle comme "Est-ce que tu me veux encore" ou "Lady Lucille" mais aussi une très belle balade "Un rêve à faire", où les influences country prennent le dessus.
Erick, Jacques, Gildas et Jean-Jacques jouent et font les chœurs sur l'album, chœurs dont on peut apprécier toute la saveur sur un titre comme "Quand le masque tombe".
Enfin, l'album s'achève sur la reprise du dernier titre de Canada, "Ne m'oublie pas".
Gildas fera cette même année la première partie de Johnny Hallyday à Bercy. Ca, c'est le deuxième paradoxe Arzel. Jamais auteur/compositeur si peu connu n'a joué aussi souvent à Bercy.
Les ex-Canada ont maintenant trouvé leur vitesse de croisière. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, ils travaillent maintenant de manière quasi systématique aux même projets, où leur collaboration fait merveille.
Ils récidivent avec l'album "Springfield" pour Carole Fredericks, album de soul, de blues et negro spirituals, rythmes chers à la chanteuse. Elle compose d'ailleurs la plupart des paroles de l'album. Sur celui-ci, Gildas signe trois titres, dont une deviendra le générique final du film "Une chance sur deux" de Patrice Leconte, avec Vanessa Paradis, Jean-Paul Belmondo et Alain Delon.
Cet album va amener la reconnaissance à Carole, elle qui n'était à ce moment considérée que comme choriste ou membre du trio Fredericks/Goldman/Jones.
En 1996, ils continuent sur leur lancée. Ils signent l'écriture de l'album "Une à une" pour Nanette Workman (ex de Starmania première mouture), album qui sera réalisé par Erick. L'extrait le plus radiophonique de cet album est sans aucun doute "Le temps de m'y faire".
Suivra la sortie d'un single, qui malheureusement restera à l'état de promo radio avec le titre "Une à une" écrit par Gildas, et surtout en deuxième titre le duo Workman-Arzel "Sauve-moi" composé par Jacques Vénéruso, aux deux voix "plus éraillées tu meurs".
1997 : Gildas a enchaîné les compositions et le travail en studio pour de nombreux artistes. Il continue en écrivant deux titres sur l'album solo de Michaël Jones "A consommer sans modération", "Le choix désarme " et "Oublié" dont il signe la musique.
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L'album de l'amitié
Mais Gildas n'en oublie pas moins sa carrière solo. Il se remet au travail pour son compte, avec l'appui logistique de Erick Benzi et Jean-Jacques Goldman.
Il quitte sa maison de disque EMI et signe chez EPIC. Sur ce troisième album éponyme "Gildas Arzel" aux sonorités celtiques assumées, on trouve des reprises de titres des deux premiers albums, avec des paroles remaniées " Avant de t'aimer ", " Prends ma main ", " Comme ça tu sais " et " Et tes yeux bleus ".
Le premier single promo "Au coeur des pierres levées" va bénéficier d'un peu de promotion. On pourra l'entendre sur les stations Radio France, RTL2, M6 ou le clip sera diffusé.
La présence de Jean-Jacques Goldman semble attirer l'attention sur ce Gildas, trop longtemps méconnu.
Mais ses passages télé seront plus que restreints : un petit bout d'extrait de concert sur MCM, un passage lors du téléthon à une heure plus que tardive, un journal télévisé, en compagnie de Jean-Jacques Goldman et Dan Ar Braz lors du concert à Brest, et un reportage de cinq minutes sur la cinquième dans l'émission "Giga".
L'album sort tout d'abord en Bretagne, avant sa sortie nationale. Il est très bien accueilli par la presse musicale. Par le public également. On ne peut pas dire que ce sera un grand succès commercial, mais tout au moins une reconnaissance.
Gildas entame une tournée française, tournée pendant laquelle Jean-Jacques Goldman l'accompagnera comme musicien (guitares, basse, violon, harmonica).
Trois autres singles promo seront extraits de cet album : "Comme ça tu sais", "Et tes yeux bleus" et enfin "Oubliés du ciel", titre co-écrit avec Jean-Jacques Goldman.
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Anggun, Céline Dion, Excalibur, Roch voisine
Toujours en 1997, Gildas accepte de prêter sa voix au générique du dessin animé "Anastasia" en duo avec Anggun. Laquelle Anggun n'est pas une inconnue, puisque Gildas a fait un petit tour par les studios ou Erick réalisait l'album d'Anggun "Au nom de la lune", jouant sur le titre du même nom.
En 1998, Gildas participe comme musicien au nouvel album de Céline Dion "S'il suffisait d'aimer".
C'est cette année qu'il va être contacté par Alan Simon pour un vaste projet. Une grande saga médiévale avec tous les grands noms de la musique celte, Tri Yann, Dan Ar Braz, Gabriel Yacoub, Nikki Matheson, Fairport Convention, ainsi que Didier Lookwood, Roger Hodgson (ex-Supertramp) et bien d'autres. Le projet ?… une fresque musicale sur la légende Arthurienne, "Excalibur - La légende des Celtes", fresque à laquelle travaille Alan Simon depuis plusieurs années.
Gildas accompagne à la guitare son ami Guenièvre (enfin, Nikki Matheson) dans le titre "Morning song".
Ce projet connaît un véritable plébiscite de la part du public, si bien que l'on commence à parler d'une tournée " Excalibur ".
Cette fois, Gildas s'investit un peu plus dans le projet, et compose un inédit qui sera joué lors de la tournée "Mourir avant".
Un album live de 16 titres ainsi qu'une vidéo "Excalibur - Le concert mythique", dont 6 inédits est enregistré à Rennes lors de la première le 19 octobre 1999.
Suivra une tournée, dont un passage obligé (encore une fois pour Gildas) par Bercy le 13 juin 2000.
Mais Gildas et les deux autres Canada ne s'arrêtent pas en si bon chemin. Ils travaillent encore ensemble sur le nouvel album de Roch Voisine "Chaque feu…". Cet album n'est pas sans rappeler l'album de Canada " Sur les traces ". On y retrouve l'univers nord-américain et la nostalgie des grands espaces.
Gildas signe "Au bout de la piste", et on retrouve sur cet album, une adaptation du titre de Gildas "J'ai l'espoir" dont les paroles sont quelque peu modifiées.
Roch Voisine reprend aussi sur cet album "LE" standard de Canada "Mourir les sirènes".
Cet album est réédité en 2002 au Canada, dans un coffret 'special edit' contenant un CD de 5 titres inédit. Parmi eux, une nouvelle chanson écrite par Gildas "S'aimer".
Pour la première fois depuis 1990, le groupe Canada au grand complet (Erick, Gildas, Gwenn et Jacques) se reforme le 11 janvier 2000 lors du concert de Roch Voisine à l'Olympia pour une interprétation du titre "Le loup s'endort".
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